Affaire Guaino, des raisons de méditer

Mercredi après midi une bonne cinquantaine de députés s’étaient donné rendez vous au Tribunal de Paris, salle de la 17° Chambre pour assister Henri Guaino auquel des magistrats reprochent d’avoir critiqué la justice et leur propre travail dans les affaires concernant Nicolas Sarkozy.

Ce fut une occasion intéressante de « réviser » notre droit relatif à la diffamation comme à la liberté d’expression. J’ai d’ailleurs trouvé notre ami Guaino lui-même,  bien plus sobre et meilleur dans sa propre défense que ne le fut pour lui son avocat, Me Dupont Moretti.

Mais cela n’est qu’un sentiment personnel. Ce qu’il me parait intéressant de retenir c’est l’ode à la liberté de penser et de s’exprimer avec cette fulgurance de Guaino en réponse à un avocat de la partie adverse : « Ainsi des propos qui ne peuvent être condamnables dans l’hémicycle, le deviennent dès l’instant où celui qui les exprime le fait sur un plateau de télévision. Pourtant l’homme est le même tout comme sont identiques les propos qu’il tient. Comment réglez vous cette ambiguïté ? »

 

Pas de réponse particulière mais peut être une réflexion pour l’avenir.