Fin de printemps difficile

Oui, la fin de printemps parait difficile pour le Gouvernement.

Après le double échec électoral, voici venu le temps de la contestation sociale. Les communistes de la CGT poursuivent une grève très impopulaire – car très mal comprise – à la SNCF, tandis que les intermittents se sentent trahis par une gauche qui n’invoque la priorité culturelle que lorsqu’elle est dans l’opposition.

C’est vrai que les cheminots devraient, selon la formule consacrée, « savoir cesser leur grève », sorte de prise en otages d’une population de voyageurs qui ne sait même pas les véritables raisons de ce mouvement.

Même soutenus par le PC, ces grévistes qui exigent le report de l’examen d’un texte à l’Assemblée (bonjour la démocratie participative ! ) devraient peut être réviser leurs méthodes et moderniser leurs revendications. C’est sûrement trop demander à une profession – noble par ailleurs et qui compte des agents de valeur – à l’égard de laquelle il sera sans doute un jour intéressant de faire l’inventaire des avantages dont elle bénéficie par rapport à bon nombre de professions du privé.

Mais je ne pense pas que ce soit l’actuel gouvernement qui se prête à l’exercice….

 

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