Henri Guaino, le juge Gentil et le mur des cons….

 

Je fais partie des 105 députés qui ont apporté leur soutien à Henri Guaino dans le différend qui l’oppose au juge Gentil. Je l’ai fait non pas parce que j’approuve inconditionnellement les déclarations de notre collègue, mais parce que je pense qu’un parlementaire doit pouvoir s’exprimer sans crainte d’une réaction procédurale.

Je ne m’étais pas exprimé sur le fait que ce juge ait mis en examen l’ancien Président de la République. Même si j’ai considéré qu’il « allait vite en besogne » et que la mesure avait tout du « coup » médiatique. 

A l’époque, je n’ai rien dit. Henri Guaino, lui, s’est exprimé. Avec ses mots à lui  et son allure Donquichottesque républicain ! Il assume ses propos. Le juge Gentil aurait pu faire part de son insatisfaction et s’en tenir là.

Non, il y a eu plainte et donc il y a enquête. Et c’est le  moment où l’on découvre le « mur des cons », ce tableau où des magistrats se moquent, sans vergogne du personnel politique, médiatique, économique et jusqu’à des représentants d’associations de victimes. .

A cet instant, j’ai trouvé qu’on passait la mesure ! Certain magistrat vient de qualifier de « lamentable » notre soutien,  puisse t-il comprendre que si je mets en perspective l’initiative du mur des cons et les propos d’Henri Guaino,

j’éprouve le sentiment  que les seconds sont moins injurieux pour l’esprit de la République que le premier…