Humain, tellement humain…

Oui, nous étions vraiment dans l’humain, la semaine dernière lors de notre visite à La Maison, à Gardanne, cette structure d’accueil de malades en fin de vie. Quand le docteur La Piana, son fondateur rappelle la philosophie de sa maison et que l’on bavarde tant avec du personnel qu’avec des malades et leurs familles, on sent bien là qu’il se passe, ici, quelque chose d’inhabituel. On est loin du désir d’euthanasie dont, malgré les effets de la loi Leonetti, certains voudraient relancer l’idée.

Nous sommes, certes, face aux nouvelles interrogations face à la fin de vie. J’aime bien le propos de Daniel Faivre dans l’ouvrage collectif qu’il vient de diriger : « La mort n’a jamais été si lointaine et, paradoxalement, elle n’a jamais été aussi proche dans les médias où elle s’étale souvent en gros plan. Elle n’a pas disparue, elle est devenue virtuelle. ». Mais nous sommes, ici,  dans une dimension autre de la maladie inéluctable : être accompagné, ne pas être seul pour affronter la grande solitude.

 L’attachement des familles à cette maison qui, pourtant, est souvent le rappel de moments douloureux témoigne bien de ce côté inhabituel et si humain de la démarche en ces lieux.