LA GLOIRE ET LE FARDEAU

En Parlant de la gloire et du fardeau, Victor Hugo illustre la fin du parcours de François Hollande

En Parlant de la gloire et du fardeau, Victor Hugo Illustre la fin du parcours de François Hollande

La semaine dernière fut, à l’Assemblée, politiquement exécrable. Une majorité sans majorité ; un jeu de rôle entre Manuel Valls et Emmanuel Macron ; la détestable affaire Baupin. La gauche, ces jours là, n’était plus qu’une machine à désespérer les siens .

Elle approche de sa fin.  Il fallait être présent au moment du passage au 49-3 et au moment de la discussion de la motion de censure, et j’y étais, pour mesurer combien le Parti Socialiste est un “Parti hors sol” par rapport à la société française.

Désormais, il y a dans cette pseudo majorité, deux camps : une gauche de droite et une gauche de gauche.

Et les deux ne savent plus se parler. Voilà ce qui peut justifier les manifestations de type « Nuit Debout » : les électeurs de gauche ont compris qu’ils ne peuvent plus rien attendre de leurs dirigeants. Donc ils veulent penser, parler, agir à leur place.

Ils le font, et c’est leur droit ; mais ils le font mal.

Les assemblées plénières permanentes, c’est sympa mais ça n’aboutit pas. Ne pas désavouer les casseurs c’est laisser croire qu’on a besoin de violence pour « passer » les idées.

Un soir sur France 3,  une illuminée organisatrice de manifestations, affrontant mon collègue Thierry Solère, affirmait que les « commerçants auxquels on cassait les vitrines devraient se ranger du côté des manifestants ».

C’est ça le retour de l’anarchie. A petits pas, mais on y va.

Le problème c’est que cette gauche a désespéré les jeunes qui devaient constituer une priorité d’action. Les reculades dans la rédaction de la loi sur le travail aboutissent à jeter le monde du travail dans les bras du FN qui, l’an prochain, s’il ne peut atteindre la magistrature suprême, nous prendra des « parts de marché » à savoir des sièges aux élections législatives, au-delà, peut être, de ce que nous pouvons craindre.

Que dire des autres composantes de cette majorité :

les écologistes ont volé en éclats : on ne sait plus qui y parle au nom de qui et de quoi.

Les communistes se souviennent qu’ « à tout vivant il y a une fin » et donc se radicalisent.

Quant aux Radicaux de gauche, ils sont inaudibles.

J’ai le sentiment que la gauche dans son ensemble va devoir affronter le désert durablement : se reconstituer, reprendre le fil avec la société civile, se redonner un sens, renouveler ses visages et ses idées. Il n’y aura pas de miracle pour 2017.

Aux élections Présidentielles et Législatives, la Droite et le Centre et, singulièrement nous, les Républicains, nous allons être les seuls garants démocratiques pour éviter un désastre. Cela nous confère une responsabilité. Dont la première sera de réussir l’élection primaire comme un bel exercice de participation citoyenne.

Quant à la majorité, je me demande très sincèrement comment elle pourra achever son mandat, durant cette année qui la sépare de l’échéance.

Il reste à François Hollande à méditer Victor Hugo : « Ce qui d’abord est gloire, à la fin est fardeau ».