La haine virtuelle

Puisque nous parlions numérique avec la spécialité de Fleur Pellerin, restons sur le sujet.

Sur la Toile, empire de liberté, la haine quotidienne se déverse abondamment. Injures, diffamation, incitation à la haine raciale…tout est bon pour certains auteurs qui espèrent ne pas voir dévoiler leur identité à travers des  hébergeurs anonymes.

Certes, des procédures sont enclenchées, des poursuites réalisées et, parfois, des condamnations prononcées.

Le journaliste de LCP,  Frédéric Haziza  a du batailler devant les tribunaux pour se faire rendre justice contre des propos antisémites violents. Mais le nombre de condamnations est sans commune mesure avec le nombre d’infractions. Même si la réponse policière et judiciaire s’est renforcée en France. Il existe une cellule spéciale de la police judiciaire qui traque les auteurs de ces troubles. Bien sûr, le dossier n’est pas aisé,  certains estiment  que vouloir stopper ce flot de haine serait inutile, voire dangereux. Mais ne rien faire, ou ne rien faire de plus serait créer un appel d’air pour tous les « trolls », ces diffamateurs anonymes.

Je pense qu’il faut que nous nous penchions sans tarder sur ce dossier.

Il en va un peu de la liberté et de la dignité de chacun.

 

photo : lejdd.fr