Le Roi est nu.

Vous m’interrogez beaucoup sur la pérennité, jusqu’à son terme légal, du pouvoir en place.

La fragilité du Président de la République, affaibli,  tant par ses échecs que par ses déboires sentimentaux, aboutit à instiller une inquiétude dans le pays : cela peut il tenir ?

François Hollande ne devrait il pas démissionner ? Car on sent bien, depuis la parution du livre de son ex compagne, que la part restante de mansuétude des français à l’égard de leur Président a fondu comme la banquise sous l’effet du réchauffement. L’actuel Président peut remercier le Général de Gaulle d’avoir initié des institutions qui mettent à l’abri le Président de la République des soubresauts parlementaires.

Mais cela ne résout pas tout. Et notamment la conjonction d’une crise politique, d’une crise économique et d’une crise « morale ». Morale, car les français pensent massivement que leurs élus sont « corrompus ». Comme le dit justement l’historien Jean Dominique Jeanneney : « Sauf explosion populaire, on ne voit pas la solidité des institutions menacée…pour le moment ». Cette réserve « pour le moment », c’est, bien sûr, la part d’incertitude tracée par le désert politique et personnel que traverse François Hollande.

Et, de fait, les institutions protègent la fonction présidentielle mais pas forcément l’homme qui ne l’exerce pas selon les souhaits du peuple. Les deux rendez vous : vote sur la déclaration de politique générale par Manuel Valls, ce mardi et, plus tard, le vote du budget vont rapidement nous renseigner sur ce qu’il reste de majorité à un Roi déjà bien nu.

© ktsdesign –