Les réfugiés de la Méditerranée.

A la suite d’un écho de la semaine dernière dans lequel j’évoquais, à l’occasion des débats à la « fête du livre » d’Aix, le sort de la Méditerranée, l’un de mes lecteurs, Yvan Pradon, m’adresse un message assez « rude » : « (…) Au moins vous faites partie de ceux qui s’interrogent ! Laurent Fabius a eu raison de déclarer : « la Méditerranée ne peut pas rester un immense cimetière à ciel ouvert ». Mais que font les Européens pas fichus, cette semaine à  Bruxelles de prendre position ? Pourquoi sommes nous incapables de sauver ces centaines de gens qui déferlent sur nos côtes ? Savez vous que parmi les passagers de ces boat people il y a eu tout récemment sept petites victimes de 6 mois à 7 ans ? » 

Oui, je sais cela. Tout comme je sais qu’il y a, en Europe, sous l’effet du nombre, une crainte de l’étranger, du migrant, même si la Méditerranée est, depuis toujours, un lieu de grand brassage.

Et je sais que ces questions de flux migratoires qui ne sont pas prêts de s’assécher, vont constituer l’un des enjeux de civilisation demain. Ces êtres que nous voyons s’échouer à Lampedusa, ce ne sont pas des envahisseurs, ce sont des réfugiés du bout du monde de la pauvreté.

Comment leur donner la possibilité de vivre dignement chez eux ?

Je n’ai pas la réponse, mais vous avez raison, la question me hante.

Photo : Lampedusa : tripadvisor.fr