L’esclavage peut être moderne, hélas…

Nous avons célébré, en fin de semaine, l’abolition de l’esclavage décrété en 1848 et de nombreuses cérémonies ont marqué cet anniversaire, dont une, à Aix, au quartier du Jas de Bouffan.  Au-delà de la Mémoire, il faut que ces commémorations nous remettent à l’esprit que des formes nouvelles d’esclavage sévissent sur nos continents : le travail forcé, le travail des enfants, le servage pour dettes, l’esclavage domestique (chaque année par exemple, des milliers de jeunes femmes philippines migrent pour se retrouver en état d’esclavage domestique).

Or,  « qu’elles soient d’acier ou de soie, des chaines restent des chaines ».Il existe d’ailleurs, à Paris, on le sait trop peu, un Comité contre l’esclavage moderne qui nous rappelle l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme : « Nul ne sera tenu en esclavage ou en servitude ».

Et nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas. Les drames récents dans les industries de textile en Asie sont là pour nous le rappeler.

Vous connaissez la phrase superbe du Président Abraham Lincoln : « Lorsque l’homme s’habitue à voir porter les chaines de l’esclavage, c’est qu’il accepte lui-même un jour de les porter » ?  

Le propos est toujours d’actualité.