L’intermittence : à bout de souffle, mais indispensable

Le Premier Ministre a eu une formule juste en affirmant que l’intermittence du spectacle était à bout de souffle. Il aurait dû le réaliser avant la crise estivale qui fait craindre pour l’existence des festivals 2014.

Mais, convenons en, le constat est juste. Pourquoi cet essoufflement ? Parce qu’il s’agit d’un régime spécial d’assurance chômage s’adressant à une catégorie (normalement) très définie de salariés, en majorité en situation de précarité et dont le régime coûte donc (apparemment) plus cher que le régime normal.

Sauf, bien sûr, à apporter un correctif : s’ils quittaient leur régime spécial pour le régime commun, les intermittents continueraient à être indemnisés et coûteraient donc à la solidarité interprofessionnelle.

Mais un tiers de moins, c’est vrai. Et, pourquoi encore essoufflement ? Parce que,  face à la précarité, les intermittents sont obligés d’utiliser de « grosses ficelles » pour « entrer dans les clous » de l’intermittence. Parfois avec l’aide d’employeurs que le système de transfert de charges vers les partenaires sociaux « arrangent » bien.

Néanmoins, pas question d’abandonner brutalement ce système unique en Europe sauf à voir les professions artistiques s’étioler et pour beaucoup,  disparaitre.

A la place de la Ministre de la Culture et de la Communication, ma loi « Création » qu’elle nous promet depuis un an, ouvrirait par là,  la refonte négociée du régime;

 

Photo : C Kert pose une question au Gouvernement concernant les intermittents