Que le meurtre de Jérémy soit un « déclencheur » de conscience

Après le meurtre d’un étudiant, Jérémy,  dans les rues de Marseille, nous apprenons que le suspect présumé serait un SDF psychopathe, apparemment lâché dans la nature, depuis un foyer où l’on tente de « socialiser », si j’ai bien compris, des individus de cette nature.

Que l’on me comprenne bien, je ne mets pas en doute le travail (sans doute très difficile) que doivent accomplir responsables et personnels de ces foyers. Mais lorsque j’apprends dans le même temps que dans une ville comme Marseille, il y a probablement 4.000 individus ayant des difficultés psychologiques – dont certaines graves – et que leur centre de soins, c’est la rue, je suis comme vous, je m’inquiète.                                                  

Et je pense que cette inquiétude doit se traduire par une réflexion des législateurs que nous sommes.

Où en est-on vraiment de la situation de ces SDF dont la dure solitude de la rue doit amplifier les potentiels de dangerosité ?

Quels sont les moyens mis en œuvre ?

Et la première réponse qui nous est apportée par les professionnels c’est que les moyens sont très insuffisants.

Et donc logiquement la question à laquelle il faut répondre c’est – non pas dans la seule émotion mais dans le temps des propositions – de savoir quelle nouvelle politique il est nécessaire de mettre en place pour éviter une multiplication des actes délictuels et criminels.

Je vais m’employer, avec d’autres,  à « faire bouger les lignes » ! 

 

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