Un ami de 30 ans

François Bayrou a eu raison de le rappeler, avec la disparition de Dominique Baudis, pour nous les « centristes », c’est l’ami de plus de 30 ans qui disparait.

Au début des années 80, Dominique Baudis devient maire de Toulouse, François Bayrou monte en puissance au sein du CDS que j’avais rejoins dans ces années là, Bernard Bosson devenait maire d’Annecy. Philippe Douste Blazy « lorgnait » la mairie de Lourdes.

A la fin de cette décennie, nous nous sommes tous retrouvés à l’Assemblée Nationale autour de Pierre Méhaignerie et Jacques Barrot. Une belle aventure commençait pour notre petite « bande » au sein du Groupe Union du Centre.

Ainsi, Dominique deviendra successivement député, puis député européen, puis Président de sa Région. Et même lorsqu’il quittera la vie politique pour d’autres fonctions, son engagement « humaniste au centre » ne le lâchera pas.

Il y a bien des années, nous l’avions invité à présider une grande fête d’été que nous organisions, alors, en pays salonais. Dominique avait répondu présent, s’immergeant avec son élégance et sa gentillesse naturelles au milieu d’une assistance qui lui était toute acquise. Depuis quelques années, c’était à Paris que nous nous croisions, toujours avec plaisir, toujours en complicité d’idées.

Je pense à Ysabel, son épouse, pour qui Dominique est le « grand homme » de sa vie et qui l’a si bien soutenu dans l’affaire Allègre du début des années 2.000 où une calomnie avait cherché – vainement mais « vilainement » – à abattre Dominique.