Un instant de « grâce démocratique ».

Moment d’exception ce mardi après-midi à l’Assemblée.

Un Hommage très digne aux victimes des attentats par le Président Bartolone, une minute de silence observée dans un silence total, presque étouffant, et puis cette Marseillaise, lancée par l’un d’entre nous, grandissant petit à petit, phrase après phrase, montant en force et en intensité, reprise par l’ensemble des quelques 500 députés présents.

Oubliés pendant ces instants de « lévitation politique » nos différents, nos querelles, nos polémiques.

Le peuple de France, dimanche, a donné le ton de ce qu’il souhaitait : un débat à la hauteur de la gravité des évènements. Cette volonté populaire était palpable au cœur de l’hémicycle, mardi.

Plusieurs d’entre nous en avaient des larmes aux yeux.

Moment d’exception oui : la Marseillaise n’avait plus été chantée ainsi, à l’Assemblée, depuis 1918.

Cela fait donc bien longtemps que nous n’avions pas connu un tel instant de « grâce démocratique ».

J’étais fier d’y participer en votre nom, conscient que j’étais qu’il s’agissait du plus bel hommage que nous pouvions rendre aux 17 victimes de l’obscurantisme islamiste.