Une période à risque

Nous sommes incontestablement entrés dans une période “à risque”  sous le double effet de l’affaire Cahuzac et du débat sur le mariage des homosexuels.

Ne perdons pas de vue que ces affaires interviennent dans un climat de morosité économique et sociale dont je crains qu’il exacerbe les tensions.

Le dossier “mariage” est désormais très préoccupant.

Car, même si le débat législatif s’est achevé, le débat populaire me parait loin d’être éteint.

Et il pourrait servir de catalyseur à d’autres mécontentements qu’au seul texte sur le mariage. A cet égard, j’ai regretté que le Gouvernement ait anticipé l’examen du texte de plusieurs semaines, tout comme je n’ai pas aimé certains excès de langage de quelques uns d’entre nous qui, énervés ou fatigués, ont vu leurs propos dépasser leurs pensées.

De nouvelles manifestations sont prévues. Le fait que l’intensité n’en faiblisse pas témoigne de ce qu’il aurait été judicieux de soumettre ce texte à référendum. Les français ont réalisé le véritable enjeu sociétal de ce mariage et de son corollaire, l’adoption. Ils auraient aimé trancher eux-mêmes.

Ce n’est pas la négation de la loi. C’est une forme d’appropriation de la décision qui engage l’avenir.

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