A la « foule des silencieux ».

La vie d’un parti politique, c’est comme toute vie humaine : elle a ses hauts et ses bas, ses joies, ses peines, ses espoirs et ses projets.

A certains moments de l’existence, on doute de soi et puis, un coup de talon et voilà revenir l’envie de vaincre, de l’emporter, en un mot, de vivre dans une société tant décriée mais qui demeure une belle société humaine.

Depuis le double échec des Présidentielles et des Législatives, la vie de l’UMP est ballotée entre ambitions personnelles, changement rapide des mentalités, épreuves financières, ombre portée du leader charismatique…..

Tout cela pour venir s’échouer malgré un succès remarquable aux élections municipales, sur le rocher aiguisé      des« affaires », celles dont on se remet très mal.

Justement, le temps d’en sortir est venu. Mais pas n’importe comment, pas à n’importe quel prix humain, pas à la sauvette.

Jean François Copé s’efface. On l’aime ou on ne l’aime pas mais il aura bossé.

Trois anciens premiers ministres vont jouer les intermittents pendant l’été. C’est la saison pour cela. Il faut qu’ils réussissent à jouer la pièce. S’ils échouaient, l’UMP serait à refaire. Donc, pas droit à l’échec.

Ce qui ordonne d’organiser un Congrès de refondation impeccable de transparence. Et, à travers lui de jeter les bases de ce que sera le projet de l’UMP, des équipes qui le défendront faites d’anciens et de nouveaux, car le projet d’un Mouvement Populaire ne peut être que multi générationnel.

Pour cela il va falloir écouter les autres. La foule des silencieux, la foule d’aujourd’hui, excédée par les errements d’hier.
On a coutume de dire que c’est la parole des autres qui fait de l’homme, un homme . Eh bien, oui, si nos trois anciens premiers ministres, érigés en « sages » veulent réussir leur partition, il leur faut aller à l’écoute de la volonté du peuple UMP.

Il faut ouvrir le dialogue, susciter, écouter, entendre, traduire. François Fillon, Alain Juppé, Jean Pierre Raffarin ne doivent pas se contenter d’être les « scribes » d’un règlement administrativement parfait. Ils doivent porter la parole des adhérents, des militants, des sympathisants, souvent donateurs de ce que l’on a familièrement nommé le « Sarkoton » et qui, à défaut de réclamer des comptes, exigent des raisons d’espérer.
Je suggère qu’au niveau de chaque circonscription, nous ouvrions ce débat, saison de vacances ou pas, afin qu’à partir de toutes les régions de France nous irriguions d’ici la fin septembre le véritable projet que nous voulons donner à la France. « La parole n’a pas été donnée à l’homme, il l’a prise », disait Aragon. Prenons là.

Non pas pour déconstruire l’UMP mais pour construire une autre UMP, une nouvelle UMP , celle que vous nous dites appeler de vos vœux .

Celle dont la France, malade aujourd’hui de deux ans de socialisme, a tant besoin pour retrouver les chemins de la réussite .