Lancer la « reconquête »…..

Jadis, il n’y a pas si longtemps, dans les manifestations, c’étaient les drapeaux qui étaient rouges. En cet automne 2013, ce sont les bonnets. Mais la vraie nouveauté n’est pas là.

La nouveauté c’est que, dans les défilés, on trouve aussi bien des ouvriers que des patrons, des employés et des cadres, des transporteurs et des chefs de petites entreprises…. La France est exaspérée.

Nous n’en sommes même pas à deux ans de pouvoir socialiste et, déjà, l’ambiance est celle d’une « fin de règne ».

On sent bien que « rien ne va plus » : trop d’impôts, pas de réformes importantes, le carton rouge adressé par l’agence Standard & Poor’s qui abaisse la note de la France, la multiplication de plans sociaux… Ce n’est pas une vue de l’esprit d’opposants systématiques - comme veut le faire croire le Gouvernement –  que de dénoncer ce climat qui se dégrade.

Ajoutez à cela la question des flux migratoires.

Ajoutez l’insécurité (ça devait s’arranger à Marseille : résultat en ce week end de 11 novembre, deux meurtres supplémentaires !) . La hausse programmée de la TVA au 1° janvier risque de jeter quantité de professionnels dans les rues.

On sent bien que les choses peuvent déraper. François Hollande qui devait « redonner du rêve » a, en réalité, fait perdre l’espérance. Sa côte d’impopularité atteint des records jamais vus dans la République. On nous dit « qu’en face  nous ne proposons rien ».

Ce qui est faux.

Car, déjà, dans l’opposition se prépare un projet. On nous dit : « vous êtes victimes de vos querelles d’hommes ».

Et moi, je réponds : « nous les dépasserons ».

Il sera tellement évident que nous deviendrons le recours, que la raison l’emportera. Il y va du destin de la France. Ce que cette coalition de gauche (si ces mots ont encore un sens !) ne sait pas faire, il nous faudra le réussir. Ne nous croyez pas enfermés dans une attitude négative. Pas plus que vous, nous souhaitons une catastrophe sociale pour la France.

Mais pas plus que vous, nous ne souhaitons la voir dériver vers des expériences « à la Grecque ».

Alors oui, à l’UMP, nous travaillons un projet. Au tout début 2014, nous allons en débattre. Nous ferons de l’échéance des municipales une occasion de « lancer la reconquête ». Vous aimez ou n’aimez pas tel ou tel de nos leaders ? C’est le droit de chacun.

Mais notre devoir, collectif et individuel, c’est de redonner à la France des chances de rester le grand pays qu’il est encore.

Et qu’il peut rester, si, comme le pensent 91% de nos concitoyens, on change de politique, d’équipe…de tout !

Christian Kert.