Carnet de voyage

C’est la rentrée, mais pas encore trop tard pour parler, encore un instant, des impressions de vacances.

Halte estivale à l’île d’Elbe, au large de la Toscane. Tout y parle de Napoléon et donc de la France. Nous visitons, bien sûr, la résidence des Moulins qu’occupa quelques mois l’Empereur avant de tenter l’aventure du retour sur le continent, les Cent Jours.

La bibliothèque est émouvante, Napoléon y passa des heures à choisir lui-même les ouvrages qu’il allait emporter. Au mur un rappel de son vœu de reposer sur les bords de Seine, « au milieu de ce peuple de France que j’ai tant aimé ». Le jour où l’Empereur quitta l’île au nez et à la barbe des anglais, le maire de Portoferraio, la capitale d’Elbe, fut tellement ému qu’il ne parvint pas à prononcer l’éloge officiel qu’il avait longuement préparé.

Un tableau relate la scène. J’ai aimé, dans les jardins de la résidence, cet échange entre un couple d’italiens, lui disant à son épouse : « En ce lieu, on aimerait entendre ne parler qu’en français ». Et c’est d’autant plus vrai qu’ hélas, en Italie comme ailleurs, les traductions en langue française deviennent plus rares que par le passé.

Sauf, bien sûr, à la résidence de Napoléon !