Etranges sénatoriales

Dimanche soir, nous réalisions combien ces élections sénatoriales 2014 ont quelque chose d’étrange. Alors qu’il y a 3 ans le basculement à gauche avait crée un évènement quasi sismique, le « rebasculement » à droite semble aller de soi tant le pouvoir socialiste est devenu évanescent.

L’une des preuves ?     Le propos de Cambadélis, le « patron » du PS qui, souriant, déclare quelque chose que les ados résumeraient par : « c’est moins pire que prévu ». On le voit, un grand sens de l’analyse !

Étrange, également, au niveau de notre département : l’homme de gauche qui devient le plus important des Bouches du Rhône n’est pas … la femme (Samia Ghali) sénatrice sortante qui portait les couleurs du PS mais le candidat « off », honni des siens, Jean Noël Guérini, qui « décroche » trois sièges, en étant dissident.

Étrange le « faux plat » de Jean-Claude Gaudin qui espérait 5 sièges et qui n’en obtient que le même nombre qu’il y a six ans, trois.

Notre ami et leader UMP paye t-il son combat pour la métropole ou une forme d’usure du pouvoir ?

Enfin, bien sûr, l’arrivée dans la cour des « grands » de Stéphane Ravier, l’un des deux sénateurs FN élus, dont quasiment personne ne connaissait le nom il y a seulement un an.

Étrange, enfin, l’analyse de nombreux commentateurs qui nous disent : le changement de majorité au Sénat ne changera rien à la vie politique française.

Ah bon, si on n’avait pas le moral, ce serait à se demander pourquoi on se bat !

Notre photo : le Sénat- Paris  © Bruno Bernier