La « contrainte pénale » en question…

Notre Garde des Sceaux aimerait accélérer l’examen de sa réforme pénale qui, dit-elle : « ne peut attendre ». Mesure phare de cette réforme, la « contrainte pénale » initialement intitulée « peine de probation » proposerait une réponse pénale alternative à la détention.

Elle pourra être prononcée pour une durée d’un à cinq ans et concernera tous les délits pour lesquels la peine encourue est inférieure ou égale à cinq ans. Dans l’esprit de Christiane Taubira, cette mesure visera à favoriser la réinsertion et à diminuer le risque de récidive. Pour nous rassurer sur ce dernier objectif, la ministre annonce que ce sont des conseillers d’insertion et de probation qui seront chargés d’établir les modalités de cette contrainte et d’en assurer le suivi.

En réalité pour éviter la récidive, on ne met plus en prison.

C’est assez paradoxal et sans vouloir polémiquer, à un moment où nos concitoyens sont excédés par les actes de délinquance, je me demande si c’est bien la réponse qu’ils attendaient d’un gouvernement qui dit “faire de la sécurité une priorité”.

© Mopic – Fotolia.com