La (difficile) rentrée d’Aurélie Filippetti

Aurélie Filippetti, agréable Ministre de la Culture a, semble t-il, une rentrée politique difficile. La voici à Perpignan pour le festival des photos reporters.

Elle arrive trente minutes en retard par rapport à l’horaire prévu, s’aliénant les élus locaux qui l’attendent et dont, l’un d’eux, quittera le site avant son arrivée.

Le service d’ordre apparait excessif : on a, par exemple, « neutralisé » tous les ascenseurs pour lui permettre d’aller au 7° étage; Un étage que d’autres invités devront « conquérir » à la force des mollets.

Enfin, voici qu’elle refuse d’aller visiter le site du futur Mémorial du camp de Rivesaltes, ce camp probablement unique où furent notamment gardés, réquisitionnés détenus ou accueillis, selon les époques, des réfugiés politiques espagnols, des juifs entre 1938 et 1942 et des harkis à partir de 1962.

Aujourd’hui il ne reste que des centaines d’hectares livrés aux broussailles, troués par quelques baraquements délabrés qui témoignent de l’Histoire du lieu. Un projet de reconstitution du site a été lancé l’an dernier. Pour nous qui connaissons le poids de la Mémoire avec le Camp des Milles, je crois qu’Aurélie aurait du aller à Rivesaltes.

C’est ça l’erreur.

Les deux autres reproches ne sont que des « peccadilles ».

 

Photo : Nicole Bergé