Le couac qui fait mal

Le couac commis en plein hémicycle de l’Assemblée Nationale ce jeudi 21 février par le Ministre aux Anciens Combattants, Kader Arif, lui faisant nous informer de la libération des otages pris au Cameroun, pour démentir cette information quelques instants plus tard n’est jamais qu’un couac de plus réalisé par un membre du Gouvernement.

Mais celui-ci « fait mal ». Il fait mal car ce n’aurait jamais du être ce Ministre qui commente une telle nouvelle : ça aurait du être soit le Premier Ministre, soit celui à la Défense, soit celui aux Affaires Etrangères.

Mais plus grave c’est que Kader Arif a, en fait, commenté…une dépêche de l’AFP. Ce qui témoigne tout simplement de ce que, dans le climat d’hyper médiatisation dans lequel nous vivons, les ministres commentent maintenant les articles de presse pour en faire des vérités sans que les uns et les autres aient pu vérifier quoi que ce soit. Plus qu’un couac, c’est une dérive.