Le Marquis et le psychiatre

J’ai été invité à aller évoquer devant des amis d’un club Rotarien, chez Arquier, à Ventabren, le personnage que fut le Marquis de Sade, pour partie contemporain de Mirabeau. Sade est, bien sûr, sulfureux. Mais comme souvent, il est intéressant de connaitre l’histoire de l’homme pour comprendre celle de sa légende. C’est à cela que nous nous sommes attelés lors de cette conférence.

Le hasard a voulu que, dans l’assistance il y ait un psychiatre et la confrontation du personnage que je racontais avec un analyste de ce siècle avait quelque chose d’amusant et d’enrichissant à la fois. La réflexion de Simone de Beauvoir dans « Faut-il brûler Sade » selon laquelle le divin Marquis souffrait d’une sorte d’autisme l’empêchant de « dire » autrement que par des symboles a notamment fait mouche et alimenté les questions.

De fait, nous nous sommes interrogés pour savoir si, à l’occasion de prochaines conférences sur ce thème, il ne me serait pas utile d’être accompagné naturellement d’un psychiatre !