Un nouveau stagiaire témoigne : Nicolas..

Au cours de l’été 2013, j’ai eu la chance et le grand honneur de pouvoir effectuer, dans le cadre de mes études à la faculté de Droit d‘Aix-en-Provence, un stage d’un mois auprès de M. Christian Kert, Député de la 11ème circonscription des Bouches-du-Rhône. Ce stage, très riche d’enseignements, m’a permis d’observer de l’intérieur les différents aspects du travail de député.

Mon témoignage est  celui d’une personne qui, après avoir étudié les différents aspects et fonctions du Parlement par le prisme universitaire, va pouvoir observer l’institution de l’intérieur.

La chose la plus surprenante est l’agencement des deux facettes qu’implique la fonction de député : un représentant de la Nation, certes, mais élu au plan local, sur une aire géographique déterminée.

Cette dualité est lourde d’implications, le député doit saisir les attentes locales et en être l’interprète auprès des institutions nationales. Cela se retrouve nécessairement dans son agenda, qu’il partage entre Paris et la circonscription. Les deux vies sont très différentes : alors qu’à l’échelon local le député enchaîne les manifestations et les rendez-vous, à l’échelon national l’Assemblée apparaît comme son principal horizon.

Dans sa circonscription, la vie du député se décline en rendez-vous de toutes sortes, au cabinet parlementaire ou dans diverses manifestations. Ainsi ai-je pu assister à la rencontre de soutien aux salariés de LFoundry, à Rousset  et, dans un registre plus léger, à la visite que nous avons faite lors de la manifestation viticole des Coteaux d’Aix, sur le Cours Mirabeau. Quel que soit le rendez-vous, il est conduit avec l’attention qui doit être portée aux problèmes des personnes dans l’optique d’esquisser une solution.  Aussi le député est-il tout le temps sollicité, tant à son cabinet qu’à l’extérieur pour des problèmes de tous ordres.

La vie du député au Palais Bourbon diffère nettement de la dynamique provinciale. Sans doute ma vision de la vie qui y est conduite porte-t-elle le poids de semaines chargées d’enjeux pour le député que j’accompagnais (lois sur la modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles, sur l’audiovisuel public…) et qui m’ont laissé l’impression d’un travail difficile, avec un temps de présence à l’Assemblée loin des clichés éculés.

Les députés ont des thèmes de prédilection qui sont tributaires à la fois des particularismes locaux de leurs circonscriptions (vignobles, chasse etc.) ainsi que de leurs centres d’intérêts personnels (économie, justice…). Ces thèmes sont discutés, abordés dans les groupes d’études.  L’Assemblée compte aussi huit commissions. J’ai pu assister à celle portant sur le projet de loi sur l’audiovisuel public et voir comment s’effectuent les travaux parlementaires et les échanges  avec le ministre – dans ce cas précis ce fût Mme Aurélie Filipetti. Enfin, en plus de ces travaux en commission, le député assiste évidemment aux séances où les textes sont discutés et votés.

Il est arrivé qu’elles se terminent tard,  bien après minuit.

Ce stage fut très intéressant, j’y ai appris beaucoup, notamment tout ce qui ne s’apprend pas dans les livres mais que l’expérience seule enseigne. Il a été un complément idéal pour mes études mais il a dépassé cette perspective; en effet, le citoyen que je suis a également découvert un Parlement différent de la représentation habituellement perçue par le public. Il faut également souligner la chance que j’ai eue de faire cette découverte auprès de  Monsieur Kert dont j’ai pu apprécier l’investissement, tant au niveau local que national et que je remercie pour son accompagnement durant ces semaines de stage.

Nicolas DESTOBBELEIRE