UMP qui rit, UMP qui pleure

Quel étrange dimanche électoral avec ces élections partielles !

A Ajaccio, pour les élections municipales, le candidat UMP, Laurent Marcangéli l’emporte aisément face au candidat socialiste qui avait provoqué cette nouvelle élection par un recours. Alors que, dans le Doubs, le candidat UMP disparait de la course dès le premier tour en laissant s’affronter le FN et le PS.

Certes, il ne s’agit pas des mêmes élections, pas des mêmes régions mais quel écart entre les deux.

Nous rions en Corse et pleurons dans le Doubs. De tout cela, il faut quand même tirer quelques enseignements. Le poids grandissant du FN, bien sûr, désormais dans la plupart des régions de France. Et puis le fait que le PS est encore capable de concourir pour un second tour – en cas de législatives – alors qu’on le pensait disqualifié.

Faut il y voir une trace du climat d’union nationale ou est ce seulement parce qu’il s’agit de la circonscription délaissée par Pierre Moscovici, parti à l’Europe ? A quelques semaines seulement des élections départementales, l’interrogation vaut d’être posée. Nos candidats, UMP et UDI unis dans la plupart des cantons, ne doivent pas hésiter à le clamer tout au long de leur campagne : dès l’instant où la gauche est au pouvoir les scores du FN bondissent.

Et si l’on ne veut pas se réveiller un matin avec le FN en charge des affaires de la France, il est temps de se ressaisir, de se déplacer quand il y a des élections et de voter pour nos partis de la droite républicaine.