Nécessité d’un projet d’ensemble.

Ce lundi, je participe au siège de l’UMP, à Paris, à une réunion sur le thème de la place de l’école dans la formation d’une société, en compagnie d’experts et d’élus nationaux.

Et ce, bien sûr, à la suite des tragiques évènements des 7,8,9 Janvier.

Quel lien ? Simple : à la suite de la publication du profil des trois tueurs, ayant fréquenté l’école publique, on mesure le fossé entre le souhait que nous aurions d’une jeunesse intégrée et la réalité de l’échec de cette intégration.

En cause, seulement l’école ? Sûrement pas.

Les enseignants attirent depuis longtemps l’attention des pouvoirs publics et des familles sur les dérives que l’on peut redouter de la part de certaines catégories d’élèves et sur une sorte de communautarisme qui s’établit sur les bancs de l’école et particulièrement sur ceux des collèges et des lycées.

Plusieurs nous ont fait observer qu’il n’avait pas été facile, la semaine dernière,d’évoquer le drame terroriste à leurs élèves, sans soulever de polémique.

Je suis parmi les tout premiers à clamer qu’il faut mieux aider les enseignants dans leur tâche essentielle. Mais on ne fera pas l’économie d’une réflexion sur la place de la famille dans l’éducation des enfants.

Quelles que soient leurs qualités et leur engagement, les enseignants d’aujourd’hui et de demain, ne pourront pas résoudre tous les dysfonctionnements qui conduisent à l’échec scolaire, à l’échec d’intégration, à l’échec de compréhension de la société.

C’est un projet d’ensemble qu’il nous faut conduire si nous voulons assurer la cohésion de notre communauté de destin.

 

photo : © djama -